Les Associations de Parents se mobilisent dans le monde contre les décisions de l’AEFE – Notre action collective devant le Tribunal Administratif






Un mouvement d’union et de solidarité sans précédent est en marche au sein du réseau AEFE, et nous avons besoin de votre soutien.
Pour la première fois, plusieurs associations de parents indépendantes à travers le monde se sont constituées en collectif pour agir face à la crise financière qui frappe l’enseignement français à l’étranger — et dont les familles font les frais.
Que se passe-t-il ?
Depuis 2016, l’État français se désengage financièrement de l’AEFE, lui transférant notamment la charge de la part employeur des pensions civiles des fonctionnaires, sans compensation suffisante. La solution trouvée : faire payer les parents. Les frais de scolarité n’ont cessé d’augmenter ces dernières années.
En décembre 2025, le Conseil d’administration de l’AEFE a franchi un nouveau cap en décidant que les familles financeraient, via les frais de scolarité, 35 % de ces pensions en 2026 et 50 % au-delà. Cette décision alourdit encore la charge pesant sur des familles qui subissent déjà des hausses parfois insoutenables.
Pourquoi agissons-nous ?
En droit français, seule une loi votée par le Parlement peut instaurer un impôt. Or, nos associations et leurs conseils juridiques considèrent que cette contribution constitue par nature un impôt, et qu’en la votant, l’AEFE a excédé ses pouvoirs.
C’est pourquoi cinq associations et fédérations — la CAPE Maroc 🇲🇦, le CIPL Londres 🇬🇧, la FCPE Bruxelles 🇧🇪, la FCPE Lisbonne 🇵🇹 et l’UCPE/FCPE Maroc 🇲🇦 ont déposé une requête commune devant le Tribunal administratif de Montreuil pour faire annuler cette délibération.
Pourquoi avons-nous besoin de vous ?
Cette action en justice engendre des frais importants : honoraires d’avocats, frais de procédure et de coordination entre associations de plusieurs pays. Notre collectif a été créé dans l’urgence face aux délais de recours très courts, et nous ne pouvons mener ce combat sans le soutien financier des familles concernées.
Chaque contribution, quel qu’en soit le montant, renforce notre capacité à défendre les intérêts de tous les parents du réseau. Cette action a vocation à bénéficier au plus grand nombre.
Soutenez notre collecte pour défendre la pérennité du modèle et les droits de vos enfants à une éducation en français
N’hésitez pas à partager ce message autour de vous, y compris auprès de familles d’établissements dans d’autres pays. L’union de tous les parents fait la force de la défense de nos intérêts et de ceux de nos enfants.
Pour approfondir
Le 18 décembre 2025, le conseil d’administration de l’AEFE a adopté trois délibérations particulièrement lourdes de conséquences pour les familles des EGD, Etablissement Conventionnés et Partenaires. Les délibération n° 28/2025 crée une nouvelle contribution à la part employeur des pensions civiles pour les établissements en gestion directe, à hauteur de 35 % dès janvier 2026, puis portée à 50 % en 2027. La délibération n° 29/2025 fait de même pour les établissements conventionnés, et la délibération n° 30/2025 définit les nouvelles modalités de participation financière des établissements homologués aux frais de fonctionnement du réseau. (Voir notre article à ce sujet)
Ces textes ont été adoptés dans des conditions politiquement exceptionnelles : 18 voix contre 16 compte tenu de la gouvernance discutable de l’agence laissant aux représentants du gouvernement la majorité des sièges. Ce résultat traduit cependant une contestation massive au sein même de l’organe de gouvernance de l’Agence.
Les pensions civiles constituent une retraite qui relève de la charge structurelle de l’État français. En transférer le coût aux familles des EGD revient à faire financer par des parents d’élèves une dette que l’État a contractée envers ses propres fonctionnaires.
Position des associations requérantes
Les associations requérantes appellent l’ensemble des parents d’élèves des EGD à se mobiliser, à informer les instances consulaires et à soutenir la procédure, afin que la justice puisse se prononcer avant que les hausses annoncées — jusqu’à 25 % dans certains établissements selon les projections — ne deviennent une réalité irréversible pour des milliers de familles françaises et francophones à travers le monde.
L452-2 Code de l’Education : L’agence a pour objet […] D’assurer, en faveur des enfants français établis hors de France, les missions de service public relatives à l’éducation ; […]
D’aider les familles des élèves français ou étrangers à supporter les frais liés à l’enseignement […] de ceux-ci, tout en veillant à la stabilisation des frais de scolarité ;
Aujourd’hui, l’agence ne remplit plus ses missions légales !