L’AEFE s’empêtre dans les explications concernant le recours de 2%

L’AEFE nous fait part de sa réponse par un courrier daté du 30 avril, refusant de revenir sur l’augmentation prévue des frais de scolarité de 2% à la rentrée 2026, en tentant de se justifier via des erreurs factuelles !

Rappel de l’historique

Cette lettre est problématique pour plusieurs raisons, et nous y avons répondu par le courrier en bas de page, en démontant point par point :

1. Une erreur de calcul importante découverte après la décision

Suite à notre recours initial, l’AEFE elle-même a reconnu une erreur de calcul sur le montant de PFC payé par notre établissement, dans son courrier daté du 1er avril 2026.
Conséquence concrète : en recalculant correctement la PFC sur la base des frais de scolarité hors taxes (au lieu de TTC), le lycée réalise une économie d’environ un demi-million, soit l’équivalent de 1,2 % des frais de scolarité.

Cette économie significative n’était pas connue au moment où l’AEFE a décidé la hausse de 2 % en octobre 2025. Logiquement, elle aurait dû conduire à un réexamen complet de la décision, ce qui était le sens de notre courrier. Or, dans son courrier du 30 avril, l’AEFE n’apporte aucune explication sur ce point et l’ignore totalement.

2. Des comparaisons fausses sur les hausses passées

L’AEFE a tenté de relativiser la hausse de 2 % en affirmant qu’elle était plus faible que les années précédentes et tente de rappeler : 2024 : +4% ; 2023 : +8% ; 2022 : +7% ; 2021 : +4%.
Malheureusement, ses chiffres sont faux : l’augmentation de 2024 – les familles s’en rappellent – était de +6% et non +4%, et celle de 2021 de +6% et non +4%.

Comment l’AEFE peut-elle se tromper sur les chiffres des augmentations qu’elle a elle-même imposées au LFCG ?

Cette incapacité à rappeler correctement sa propre histoire décisionnelle pose un réel problème de crédibilité et de sérieux. Il est effarant qu’une administration qui gère des millions d’euros de contributions des familles ne soit pas en mesure de maîtriser les faits élémentaires qu’elle invoque pour justifier ses décisions.

Cette incompétence serait risible, si les conséquences pour les familles n’étaient pas aussi dramatiques !

Par ailleurs, la hausse de 20 % liée à la réforme de la TVA n’est pas neutre : le lycée récupère la TVA sur ses dépenses, tandis que les familles paient le taux plein.

3. Comparaison avec l’inflation : un argument fallacieux

Même si la hausse 2026 est cette année inférieure à l’inflation, les hausses très importantes des années précédentes ont déjà largement compensé. Surtout, la découverte de l’erreur de PFC change complètement la donne : elle justifiait une hausse moindre, voire nulle.

AnnéeHausse scolaritéInflation UK (CPIH)
2026+2 %3,3 %
2025+4 % 🔴 3,9 %
2024+6 %🔴 3,3 %
2023+8 %🔴 6,8 %
2022+7 %7,9 %
2021+6 %🔴 2,5 %
2020+4 %🔴 1%

Inflation sur 10 ans : +38%
Frais de scolarité : +94% soit 2.4x supérieurs.
Le lycée a donc pris beaucoup d’avance !

4. L’AEFE ne respecte pas son obligation d’examiner la situation propre du lycée

La délibération n° 08/2023 du Conseil d’Administration de l’AEFE impose à la Directrice générale de tenir compte de la situation spécifique de chaque établissement. Or, dans ses réponses, l’AEFE se contente de comparer la hausse à l’inflation globale du Royaume-Uni, sans aucune analyse sérieuse de la situation financière du LFCG.

Le lycée n’a plus les grosses charges exceptionnelles des années passées (rénovation des chaudières, cantines, etc.). Ces investissements, qui ont justifié les fortes hausses précédentes, sont terminés. Sans nouveaux projets d’ampleur équivalente, il n’y a plus de justification à maintenir une trajectoire haussière.

Par ailleurs, nous rappelons que c’est à l’AEFE, directement, via la PFC qui nous est prélevée, de financer l’entretien de son parc immobilier, en vertu de sa convention d’occupation avec le trust de l’Ambassade ! En augmentant les frais de scolarité pour financer les travaux, les familles payent une taxe deux fois !

Le CIPL demande donc une nouvelle fois la révision de la décision n° 55/327 004/2025 avant son application, et continue la procédure contentieuse en absence de résolution amiable pour le moment.

Cette hausse de 2 %, prise sans tenir compte de l’économie de la PFC que le CIPL a permis de réaliser et sans réelle analyse de la situation du lycée, apparaît injustifiée. Les familles ont déjà largement contribué ces dernières années. Il est temps que l’AEFE prenne en compte les réalités concrètes de notre établissement.

Nous vous tiendrons bien évidemment informés des prochaines étapes.

Voir aussi notre action contre les pensions civiles :

Retrouvez notre réponse complète ci-dessous

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